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Biographie
Quelques données historiques du monastère de St. Jacques le Persan
330-1453 : Empire byzantin
565-578 : Découverte d’une pièce de monnaie du temps de Justinien II dans l’enceinte du monastère.
Vers 628 : Martyr de l’ermite Saint Moïse l’éthiopien, fils de roi, ayant d’abord vécu en Egypte et en Palestine pour s’installer ensuite au monastère Saint Jacques l'Intercis à Qâra d’où il sortit pour fonder la laure appelée plus tard du nom de Saint Moïse l’éthiopien. (cf. P.Paolo dall’Oglio : Il retauro del monastero di San Mose l’Abissino, Nebek, Siria, p.11)
600-1266 : Bien que plusieurs monastères existent dans la région, le monastère de Saint Jacques-le-Mutilé est le plus fameux. Il est visité par un grand nombre de pélerins venant de partout, surtout du Hauran, apportant de riches présents. (cf. Mu’jamul Buldân, deYakout ch.2 :695 et l’histoire de la province de Damas de Ibn ‘Assaker 16 :46th). Le monastère est souvent sujet à des pillages de la part des brigands ou des Turkomans (chronique de Habib Zayyat dans la Revue Al Machrek 1949 pp.452-457).
1250-1517 : Mamelouks
1000 : Peinture d’un premier cycle de peintures murales dans l’église du monastère.
1200 : Peinture du deuxième cycle de peintures murales dans l’église du monastère.
1266 : Le sultan Baïbars force le monastère de Saint Jacques-le-Mutilé à Qâra, le pille et égorge tous les religieux sauf ceux qui parvienent à s’échapper en se cachant dans les « abris en terres et les puits ». Il rassemble les chrétiens, les massacre et ordonne de convertir l’église Saint Nicolas (III ème siècle) en mosquée qui existe toujours. (cf. La chroniaue de Noueïri intitulée « Nihayat al irb » Paris 1578 pp.73-74)
1300 : Bibliothèque de Berlin n°321 : un Ménée melkite en syriaque portant sur le folio 321 : »ce livre est pour le monastère de Mar Yakoub ».
1403 :Les Turkomans lancent un raid sur Qâra. Ils pillent le village et le monastère.
1453-1917 : Ottomans
1453-1600. : « Anciennement il n‘y avait pas d‘ordre religieux en Orient sauf Saint Jacques qui était le siège principal. Le monastère Deir Saydeh de Ras Baalbeck lui était affilié. Plus tard ce monastère fut rattaché à l"Ordre Chouéïrite dont la maison-mère est le monastère Saint Jean de Khonchara. (chronique Al Du Al Marsouf fi tarikh al Shouf de Hanania Al Mounayer, Bibliothèque Orientale, Beyrouth).
1477 :Evangéliaire arabe (Bibliothèque de Saydnaya n°4) portant ce Colophon : «Le travail de ce livre béni fut achevé le 5 du mois béni de jui de l"anné 6958 de notre père Adam –1477 A..D- et ce par la main du serviteur du Christ, le misérable parmi les prêtres Joachim Bassem Kassis, portant l"habit de la repentance, fils de Ibrahim du village de Hanak, il habitait en ces jours dans le monastère de Saint Jacques-le-Mutilé, à l"Ouest de Qâra…. »
1491 : Bibliothèque de Berlin n°310 : Triodi melkite en syriaque écrit l’année 6999 d’Adam –1491 A.D.- par la main de « Habib de nom prêtre, fils du père le Seigneur évêque Makarios fils de David », auparavant waqf de l’église de Deir Atieh et ensuite donné en waqf « et retenu pour l"âme du prêtre Jonas fils du prêtre Jacob pour le monastère du glorieux Saint Jacques à Qâra ».
Ves 1600 La soldatesque ottomane entre par ruse dans le monastère et massacre 120 religieux puis pille les lieux. Les survivants se réfugient à Ras Baalbeck dans le monastère filial de Deir Saydeh.
1752 Le chroniqueur Habib Zayyât raconte que, lorsqu’il visita le monastère de Saint Jacques il ne vit qu’une icône du XVIII ème siècle qui portait cette inscription : « A constitué cette icône bénie en waqf du monastère Saint Jacques-le-Mutilé du bourg de Qâra le misérable esclave Abdullah fils de Youssef Massarah le damascène, par la main de Gîrgîs fils de Hanania, le peintre, en l"an 1752 ». (ibid.)
1759 Grand tremblement de terre : le monastère est englouti ainsi que la source. Le moulin à eau est endommagé.
1790 L’Emir JahJah Al Harfouch fait un raid sur le monastère et le pille au profit des gens de Ras Baalbeck et de Fikeh.
1760-1800 Les moines Manassé, Siméon et Arsène quittent le monastère Saint Jacques-le-Mutilé pour se rattacher au couvent Saint Jean de l’Ordre Chouéïrite étant eux-mêmes des grecs-catholiques.
Un an plus tard un faux religieux chouéïrité passe au monastère et vole les manuscrits encore sur place.
Très vite après un prêtre et un frère de l’Ordre des Chouéïrites viennent s’installer au monastère, essayant de restaurer ce qui peut l’être et s’occupant des terrains.
Youssef Sefr est Evêque de Homs. Il nomme le prêtre Boutros Moussallem comme gérant du monastère. Mais ce dernier ne persévéra que peu de temps dans cette tâche.
Au temps de l’épiscopat de Grégoire Attah le supériorat du monastère est confié au moine Anatole Chahiyyât.
3 août 1836 Rescrit du Patriarche Maximos Mazloum où est défini le nouveau statut du monastère: Ayant toujours appartenu au diocèse de Qâra, le monastère est rendu à l’éparchie (de Homs, Hama et Yabroud, nouvellement constituée) afin que celle-ci puisse se sustenter du produit de ses terres et des offrandes des fidèles. Il est signalé que Cheikh Ibrahim (Ma)Srour est le gérant du monastère. L’Ordre Chouéïrite devra envoyer deux religieux (les moines Bénédictus Farah et Anthyme Moukarram) pour une période de trois ans pour continuer à administrer le monastère. On rappelle qu’une portion des offrandes venant du diocèse de Hauran et des autres régions devra être mise à part pour honorer le saint patron du monastère : Saint Jacques-le-Mutilé.
C’est ce même Patriarche qui s’occupa de la restauration du monastère.
1913 Le chroniqueur Habib Zayaât visite le monastère et y trouve cette inscription en arabe : »Ce monastère a été renouvelé florissant étant reconstruit par les soins de Sa Sainteté le Seigneur aux bienfaits très élevés Maximos Mazloum, Patriarche d’Antioche, que Dieu conserve sa pureté, sa justice et le magnifie ». Mais cette restauration ne dura que peu de temps car très vite la désolation s’installa de nouveau.
15 septembre 1904 Le prêtre Grégoire Bondonk trouve le monastère dans un état de désolation lamentable tellement qu’il a besoin de plus de huit jours pour le nettoyer. « Des dépendances du monastère il ne subsiste que le tiers, auparavant il possédait un moulin, un four, un pressoir, une tour à pigeons et un réservoir d’eau et beaucoup de terres fertiles ».
1930 Mort du dernier prêtre résident à Qâra. Fermeture du monastère.
1970 Installation des douaniers dans l’enceinte du monastère. Chercheurs nocturnes de trésors. Destruction progressive des lieux.
Août 1993 Première visite au monastère de Saint Jacques-le-Mutilé en compagnie du frère Jacques du monastère de Mar Moussa l’éthiopien de Nebk. Entrevue avec Mgr.Abraham Nehmé, métropolite de Homs, Hama et Yabroud. Décision de restaurer le monastère.
25 février 1994Début des travaux de restauration.
14 septembre 2000 Erection canonique de la nouvelle communauté monastique appelée « moniales de l’Unité d"Antioche » et du monastère « sui iuris eparchialis » de Saint Jacques-le-Mutilé.
15 août 2003 Décret permettant une expérience de vie monastique masculine affiliée au nouvel Ordre.


